Le psaume 1 pour tout le monde

Les Psaumes nous apportent un regard intéressant sur l’âme humaine. Ils mettent en lumière nos passions, nos poursuites, nos désirs, notre amour, notre haine, nos peurs, nos angoisses, nos questions, les choses que nous célébrons et celles que nous méprisons. Ils révèlent le cœur humain aux prises avec la réalité du moment en opposition avec nos attentes. Ce qui est vs ce que nous pensons que les choses devraient être.

Pourquoi les choses sont-elles ce qu’elles sont ? Que devons-nous en faire ? Puis-je faire confiance à mon voisin ? Qu’en est-il de ceux qui ne sont pas comme moi, de ceux qui font confiance à un ou des dieux différents du mien ? S’il y a un Dieu, que fait ce Dieu et pourquoi n’intervient-il pas en ma faveur ?

Ces textes ont été écrits il y a bien longtemps. Les auteurs évaluaient les choses à la lumière de ce qu’ils connaissaient et comprenaient du monde ainsi que des conflits internes et externes dans lesquels ils étaient impliqués. Ils avaient une façon particulière de comprendre et d’interagir avec Dieu, leur communauté et les « autres ».

Ils contiennent des leçons inspirantes et encourageantes; et cela peu importe qui nous sommes, où nous sommes et a quel moment nous sommes. Oui, ils contiennent aussi des notions étranges, mais même celles-ci peuvent être des tremplins pour se poser des questions pertinentes aujourd’hui. Comme texte ancien, les psaumes racontent une histoire dans laquelle un lecteur moderne peut entrer.

Le psaume 1 nous présente deux options qui sont constamment devant nous. Une route mène à « la vie » et l’autre à « la mort ». Nous passons facilement de l’une à l’autre. Pourtant, elles vont dans des directions différentes et donnent des résultats très différents.

On dit que le chemin qui mène à la mort est pris par les méchants, les pécheurs et les moqueurs, tandis que le chemin qui mène à la vie est pris par ceux qui poursuivent le bien. Plutôt que de suivre les conseils des méchants et de participer à des choses destructrices, ils font ce qui plaît à Dieu. 

Pas besoin de stresser ici! Ce sont les paramètres dans lesquels les auteurs bibliques ont écrit. Ils essayaient de comprendre le monde du point de vue d’une nation qui croyait au Dieu créateur et lui appartenait. Ils étaient choisis et spéciaux. Que nous soyons d’accord ou non sur l’existence ou la pertinence de ce Dieu, ma suggestion est que nous pouvons être d’accord sur un grand nombre d’observations. Leurs observations étaient faites avec ce qu’ils avaient et connaissaient. Ce n’est pas très différent aujourd’hui car nous faisons des observations à partir de notre réalité et nous les interprétons en fonction de nos expériences, de notre état actuel, de nos croyances, etc. 

Revenons aux deux routes. Nous ne devrions pas restreindre leur destination comme étant quelque part uniquement dans le futur. Il y a bien sûr une trajectoire, mais nous savons aussi que nos actions et décisions quotidiennes font la différence entre une journée qui ressemble à la « vie » et une autre qui ressemble à la « mort ». Cumulez ces jours au fil du temps et oui, la vie abonde ou la mort s’installe. Plus longtemps on est sur une certaine voie, plus il est difficile de changer de cap. Pourtant, la bonne nouvelle est que nous le pouvons.

Nous pouvons observer notre propre vie et, si nous voulons être honnêtes, reconnaître si notre « maintenant » a un goût de vie ou de mort, du paradis ou de l’enfer, du bon ou du mauvais, de rêve ou de cauchemar.

Nous connaissons les deux routes. Nous avons goûté aux résultats vivifiants d’aimer et d’être aimé, de pardonner et d’être pardonné, d’accomplir des choses, de récolter le fruit de bonnes décisions et d’un travail acharné. Nous connaissons également le sentiment de mort et de destruction lorsque nous laissons notre colère déborder, lorsque nous mentons ou lorsque nos vies deviennent un méli-mélo compliqué de décisions mal informées et entêtées, de relations brisées et de solitude. 

Il existe un paradis et un enfer au quotidien. Ici et maintenant. Sur quelle route étiez-vous lors de votre dernière interaction avec un conjoint, un enfant, une amie ou un collègue ? Sur quelle route votre état d’esprit actuel se trouve-t-il ?

Si vous êtes gêné par la partie du psaume qui dit que ceux qui sont sur le chemin qui mène à la vie sont ceux qui se réjouissent de ce que le Seigneur veut et pensent à sa loi, je comprends. Permettez-moi cependant de vous rappeler que si les lois de l’Ancien Testament peuvent nous sembler comme un mélanges de choses étranges qui avait un sens pour le peuple d’Israël à l’époque, la Bible nous a également donné des résumés utiles soulignant l’essentiel. Ces déclarations attirent notre attention sur des façons de vivre qui ont fait leurs preuves. Elles sont vraies et bonnes en tout temps, en tout lieu et dans tous les systèmes de croyance qui valorisent la vie et le prochain.

Dans un livre de l’Ancien Testament, les gens se demandaient exactement ce que Dieu attendait d’eux. Cela devenait compliqué. La réponse simple était d’être miséricordieux, juste et humble dans notre vie quotidienne, en reconnaissant que la vie est plus que ce que nous pouvons voir, connaître et comprendre. Ailleurs, alors que Jésus était interpellé et interrogé sur les lois et les prophètes, il a répondu que la loi se résumait à deux affirmations : aime Dieu et aime les autres (ton prochain comme toi-même). Nous lisons également que haïr son prochain tout en prétendant aimer Dieu fait de quelqu’un un menteur. En d’autres termes, vous pouvez prétendre aimer un Dieu qui ne peut être vu, mais si vous ne pouvez pas aimer la personne à côté de vous, que vous voyez, vous ne savez pas ce que signifie aimer Dieu. Ainsi, si l’on en vient à l’essentiel, indépendamment de ce que je crois à propos des dieux et de Dieu, il semble que je sois plus proche du divin lorsque j’aime mon prochain ici et maintenant que lorsque je prétends connaître Dieu et des choses sur Dieu mais que je n’ai pas d’amour. 

Il est facile de se perdre dans des concepts extérieurs et éternels qui peuvent ou non être vrais et, chemin faisant, se déresponsabiliser de ce que nous faisons de la vie qui nous a été donnée à ce moment précis. 

Nous savons que nous avons en nous le potentiel d’être le méchant, le pécheur et le moqueur. Il n’y a pas beaucoup de jours où je ne mets pas au moins un orteil sur cette route! Nous connaissons aussi ce que c’est de se sentir pleinement vivant et connecté comme ce bel arbre qui donne sont fruit et la vie.

Le test pour savoir si je suis sur la route qui mène à la mort ou sur celle qui mène à la vie n’est donc pas mes déclarations au sujet des choses mais plutôt mes actions ici et maintenant. Je ne sais pas ce que je ne sais pas, mais je vois, même partiellement, ce qui se trouve devant moi. Que fais-je avec cela ?

Qui écoutez-vous ? Qui vous inspire ? Que poursuivez-vous et où cela vous mène-t-il ? Lorsque vous vous dirigez, où que vous alliez, que laissez-vous derrière vous ? La vie ou la destruction ? L’amour ou la haine? Es-tu plus souvent au prises avec la colère ou la joie?

Heureux ceux qui se réjouissent de ce qui est bon et le cultivent, et qui ne choisissent pas la voie de la destruction. 

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